Comment gagner en souplesse (8 rappels pour progresser)
Introduction : Ce moment où on se demande si on progresse encore
Tu t’es déjà demandé comment gagner en souplesse quand tu as l’impression que ton corps te dit juste “non, pas aujourd’hui” ?
Franchement, je crois qu’on est tous passés par là. Tu t’entraînes, tu t’étires, tu fais tout “comme il faut”… et pourtant, rien ne bouge. Le grand écart reste à des kilomètres, les ischios sont en béton, et tu commences à te dire que peut-être, ce n’est juste pas pour toi.
Je me souviens très bien de cette période où j’avais l’impression d’être coincée dans le même angle pendant des semaines. J’avais beau pratiquer tous les jours, aucun progrès visible. Et puis un jour, sans prévenir, mon corps a lâché — un centimètre, deux, puis cinq. Ce jour-là, j’ai compris une chose essentielle : apprendre comment gagner en souplesse, ce n’est pas une question de forcing, mais d’écoute.
Ton corps, il n’est pas bloqué. Il apprend, il intègre, il protège aussi. Et parfois, il a juste besoin qu’on lui fasse confiance. C’est là que tout change.
Dans cet article, je vais te parler de ce que j’ai compris sur la progression en souplesse — comment garder la motivation, comment traverser les paliers, et surtout comment gagner en souplesse sans te blesser ni perdre le plaisir d’apprendre. Parce que oui, tu peux progresser vite… à condition de le faire avec douceur et régularité.
1. Se fixer un vrai objectif (pas juste “devenir plus souple”)
On se dit souvent : “Je veux juste être plus souple.”
Mais en vrai, c’est un peu trop vague pour que ton corps comprenne ce que tu attends de lui. Parce que plus souple, ça veut dire quoi exactement ? Toucher tes pieds ? Faire le grand écart ? Te sentir plus libre dans tes mouvements ?
Quand j’ai commencé à m’intéresser à comment gagner en souplesse, je me suis rendu compte que je m’entraînais un peu dans le vide. Je faisais des étirements “au feeling”, sans savoir vraiment où j’allais. Et tu sais quoi ? C’est normal. Tant qu’on n’a pas d’objectif clair, on s’éparpille.
Un jour, j’ai décidé de faire différemment : j’ai noté dans mon carnet “descendre de 3 cm dans mon grand écart d’ici la fin du mois”. Rien d’extraordinaire, mais c’était concret.
Et à partir de là, tout a changé. Je savais pourquoi je m’échauffais, pourquoi je tenais un peu plus longtemps dans chaque position. Chaque séance avait un sens.
👉 Mon conseil : fixe-toi un objectif réaliste et mesurable.
Par exemple :
- “Je veux gagner en ouverture de hanches pour mieux passer mes figures au cerceau.”
- “Je veux tenir 1 minute dans ma fente basse sans tension.”
- “Je veux descendre de 3 cm dans mon grand écart d’ici un mois.”
Et surtout, célèbre chaque petit progrès. Même si tu n’as gagné qu’un centimètre, c’est déjà énorme. Parce que derrière ce centimètre, il y a du temps, de la régularité et de la patience.
Tu veux un petit coup de pouce pour rester motivée ?
Certaines personnes aiment suivre un programme tout prêt, comme ceux de Flexifit, pour être certain de faire de bon exercices. Ça peut t’aider à structurer tes séances sans te prendre la tête, surtout si tu débutes.
Mais que tu suives un programme ou non, le plus important, c’est de savoir pourquoi tu veux gagner en souplesse. Quand c’est clair dans ta tête, ton corps suit naturellement.
2. Quand tu stagnes, ce n’est pas un mur : c’est une étape
Il y a un moment que je redoute à chaque fois que je me lance un défi de souplesse : la fameuse phase de stagnation.
Tu sais, cette période où tu fais tout bien, tu t’étires, tu tiens tes positions, tu respires… mais rien ne bouge.
C’est frustrant, hein ?
On a l’impression que notre corps nous dit : “Désolée, j’ai atteint ma limite.”
Mais en réalité, pas du tout.
Quand on apprend comment gagner en souplesse, il faut comprendre que ces moments-là sont indispensables. C’est dans ces phases silencieuses que ton corps intègre ce que tu lui demandes. Il s’adapte, il renforce les tissus, il protège tes articulations. Et le jour où il se sent prêt, il relâche.
Je me souviens d’une période où j’avais l’impression de stagner depuis des semaines. Je n’en pouvais plus. Puis un jour, sans rien changer, je me suis retrouvée à quelques centimètres du sol en grand écart. Rien de magique, juste de la constance.
Et c’est là que j’ai compris : stagner, ce n’est pas échouer, c’est préparer la suite.
Alors, que faire quand ça n’avance plus ?
Déjà, ne pas paniquer. Ensuite, varier les approches :
- Change ton échauffement. Parfois, un corps mal préparé n’ose pas se détendre.
- Essaie d’autres types d’étirements : alterne entre souplesse passive (où tu restes dans la position) et souplesse active (où tu engages tes muscles).
- Modifie tes angles, ton rythme, ou même la musique que tu écoutes.
- Et surtout : repose-toi. Le repos fait partie de la progression.
D’ailleurs, une revue publiée en 2023 dans Applied Sciences (MDPI) a mis en avant un point super intéressant : l’alternance entre contraction et relâchement — comme dans la méthode PNF — permettrait d’augmenter plus rapidement l’amplitude articulaire que les étirements passifs classiques.
En gros, ton corps apprend mieux quand tu engages activement tes muscles avant de les relâcher. Ce petit “dialogue” entre tension et détente améliore la communication entre ton système nerveux et tes tissus.
Alors si tu sens que tu stagnes, rappelle-toi que tu es peut-être juste dans une phase d’intégration. Continue de bouger, d’explorer, mais sans forcer. Tu verras : un matin, ton corps te surprendra.
3. Trouver ton rythme pour progresser vraiment
Tu t’es déjà demandé combien de fois il faut s’étirer pour que ça marche ?
C’est une question que j’entends tout le temps — et franchement, je me la pose encore parfois moi-même.
Parce qu’on aimerait bien qu’il existe une formule magique du genre : “3 fois par semaine pendant 20 minutes = grand écart garanti en 1 mois.”
Mais non, désolée, ça ne marche pas comme ça.
En réalité, le rythme dépend de toi.
De ton corps, de ton sommeil, de ton stress, de ton énergie du moment. Certains jours, tu auras envie de t’étirer longtemps, d’autres fois, dix minutes te sembleront déjà beaucoup. Et c’est ok.
Quand j’ai cherché à comprendre comment gagner en souplesse sans me blesser, j’ai réalisé que la vraie clé, c’était la régularité.
Pas la quantité, ni la performance.
Juste la régularité.
Si ton objectif, c’est le bien-être :
Tu veux juste te sentir plus libre, plus mobile, sans viser une figure en particulier ?
Alors écoute ton corps. Étire-toi quand tu en ressens le besoin, même cinq minutes entre deux tâches.
Respire, relâche, ressens.
C’est suffisant pour entretenir ta souplesse et apaiser tes tensions.
Si ton objectif, c’est la performance :
Tu veux atteindre une position précise, comme le grand écart ou une plus grande ouverture de hanche ?
Alors vise deux à trois séances de souplesse par semaine. Et surtout, n’oublie pas que tes muscles ont besoin de récupérer pour s’assouplir. S’étirer tous les jours sans repos, c’est contre-productif. Il faut penser à inclure des jours de repos dans sa routine.
Et si tu as peur de “perdre” tes progrès quand tu fais une pause, je te rassure : le corps a une mémoire incroyable. Quelques jours de repos ne vont pas te faire régresser, au contraire. Ils permettent aux tissus de se réparer et de se détendre, pour que tu gagnes ensuite plus vite.
Personnellement, j’aime alterner : un jour bas du corps, un jour dos ou épaules.
Ça me permet de rester régulière sans me fatiguer.
Et surtout, ça rend la pratique plus variée — parce que franchement, refaire la même séquence chaque jour, ça finit par lasser.
Alors si tu veux vraiment comprendre comment gagner en souplesse, arrête de chercher la fréquence “parfaite”. Cherche plutôt ton rythme à toi. Celui qui s’adapte à ta vie, à ton corps, et à ton énergie du moment. C’est lui, le secret d’une progression durable.
Et si ton objectif, c’est de descendre jusqu’au sol, je t’invite à lire aussi mon article 👉 Comment avoir son grand écart — tu y trouveras des conseils concrets pour progresser pas à pas, sans douleur.
Les 8 rappels à garder en tête quand tu veux gagner en souplesse
Tu sais ce que j’ai remarqué avec le temps ?
On a tendance à chercher comment gagner en souplesse en empilant les exercices, les tutos, les challenges… mais souvent, les plus gros déclics viennent de choses toutes simples qu’on oublie.
Alors, voici mes huit rappels préférés — ceux que j’aurais aimé qu’on me souffle au début.
1. Le repos fait partie de l’entraînement
Tu ne gagnes pas en souplesse pendant l’étirement, mais entre les séances.
C’est quand tu dors ou te reposes que ton corps s’adapte et se détend. Si tu ne lui laisses pas ce temps, tu risques juste de t’épuiser.
2. Varie tes exercices
Ton corps s’habitue vite. Si tu veux continuer à progresser, surprends-le !
Change les positions, la musique, la durée…
Parfois, il suffit d’un angle différent pour débloquer une zone.
3. Adapte ton travail à toi (pas à Instagram)
Ne compare pas ton corps à celui des autres.
Tu ne sais pas depuis combien de temps ils s’entraînent, ni comment ils s’échauffent.
Concentre-toi sur ton ressenti, ton chemin, tes progrès.
4. La technique avant l’amplitude
Forcer, ça n’a jamais aidé personne à progresser plus vite.
Travaille ton placement, ta respiration, ton alignement.
La souplesse sans technique, c’est un peu comme un grand écart sans stabilité : ça impressionne, mais ça ne dure pas.
5. Travaille ta souplesse active
C’est l’un des points que j’ai mis le plus longtemps à comprendre.
Si tu veux apprendre comment gagner en souplesse durablement, tu dois aussi renforcer les muscles qui soutiennent tes articulations. C’est ce qu’on appelle la souplesse active : elle rend ton corps fort et libre à la fois.
6. Sois douce avec toi-même
Il y aura des jours où ton corps sera raide, et c’est ok. C’est normal. La vie, le stress, le manque de sommeil, tout ça joue. Ne te juge pas, ne force pas. Respire, fais un peu, et reprends demain.
7. Lâche la pression
Plus tu veux aller vite, plus ton corps se crispe. Essaie plutôt de t’amuser. Mets ta musique préférée, allume une bougie, fais de ta séance un moment que tu aimes.
8. Écoute tes sensations (elles savent avant toi)
C’est probablement le meilleur conseil que je puisse te donner. Ton corps parle, tout le temps. Si tu sens une douleur vive, arrête-toi. Si tu ressens une tension agréable, reste un peu. C’est comme ça que tu apprendras vraiment comment gagner en souplesse sans te blesser.
5. Crée ton cocon de pratique et entoure-toi bien
Je crois que peu de gens réalisent à quel point l’environnement influence notre progression.
On pense souvent que pour apprendre comment gagner en souplesse, il suffit d’avoir un bon programme et de la discipline.
Mais honnêtement ? L’ambiance compte autant que la technique.
Si tu t’étires dans un coin froid, mal éclairé, avec du bruit autour, tu vas forcément être plus tendue.
Ton corps ne peut pas lâcher quand ton esprit est en alerte.
💡 Essaie de te créer ton cocon de pratique.
Il n’a pas besoin d’être grand. Juste un coin où tu te sens bien.
Quelques plantes, un tapis, une couverture, une odeur que tu aimes.
Fais en sorte que ce moment soit agréable. Que ce soit un vrai rendez-vous avec toi-même.
Et puis, il y a aussi l’environnement humain. S’entourer des bonnes personnes, ça fait toute la différence. Trouve des gens qui t’encouragent, qui comprennent ce que tu fais, qui te tirent vers le haut.
Même virtuellement !
Parce que parfois, ce dont on a besoin, ce n’est pas d’un nouvel exercice…
C’est juste d’un mot gentil, d’un “tu vas y arriver”, ou d’un “regarde tout ce que tu as déjà accompli”.
Conclusion – Gagner en souplesse, un dialogue avec ton corps
Apprendre comment gagner en souplesse, ce n’est pas une course, c’est une conversation.
Une conversation entre toi et ton corps, parfois silencieuse, parfois un peu tendue, mais toujours honnête.
Plus tu essaieras de le forcer, plus il se fermera.
Mais dès que tu lui offres de la patience, de la curiosité et un peu de bienveillance, il s’ouvre.
C’est presque magique.
Je crois qu’on confond souvent “progresser” et “aller vite”.
Mais la vérité, c’est que gagner en souplesse, c’est aussi apprendre à ralentir.
À respirer, à écouter, à accepter que certains jours, ça viendra un peu moins. Et d’autres jours, ton corps te surprendra.
Et surtout, rappelle-toi : ton corps n’est pas ton ennemi. Il n’est pas là pour te frustrer, mais pour te protéger. Alors fais équipe avec lui. Laisse-le t’apprendre son rythme, ses limites, ses possibilités.
Chaque séance, même minuscule, compte. Chaque respiration, chaque relâchement est une victoire.
Parce qu’au fond, la souplesse, ce n’est pas juste une histoire d’amplitude. C’est une façon d’habiter ton corps avec plus de confiance, plus de liberté, plus de présence.
Alors, la prochaine fois que tu déroules ton tapis, ne te demande pas juste comment gagner en souplesse. Demande-toi plutôt : comment puis-je mieux écouter mon corps aujourd’hui ?
Et toi, dis-moi : quand as-tu senti, pour la première fois, que ton corps commençait à te faire confiance ?
Sources et remerciements
💡 Certains conseils et exemples de progression sont inspirés de la plateforme Flexifit, spécialisée dans la souplesse et la mobilité corporelle. Leur approche progressive et bienveillante a inspiré plusieurs passages de cet article.
📚 Appui scientifique :
- M. Behm et D. Chaouachi (2011). “Current Concepts in Muscle Stretching for Exercise and Rehabilitation.” Sports Medicine, 41(9), 923–940.
→ Lire la revue sur NCBI - A. Babault et al. (2023). “Biomechanical, Healing and Therapeutic Effects of Stretching.” Applied Sciences (MDPI).
→ Lire l’étude complète
🌱 Ressources complémentaires :
- Harvard Health Publishing (2022) – “The importance of stretching.”
→ Article sur Harvard Health - Medical News Today (2021) – “What are the benefits of stretching?”
→ Lire sur Medical News Today

